Ejaculation précoce – Quelques solutions à envisager

L’éjaculation précoce n’est pas une maladie que l’on soigne par des médicaments. Il s’agit d’un trouble fonctionnel de l’éjaculation, qui survient involontairement, avant, pendant ou juste après la pénétration, suite à des stimulations sexuelles minimes.

Ainsi, les conséquences psychologiques de l’éjaculation précoce peuvent être très négatives, pour le sujet comme pour le couple. Les hommes qui en souffrent peuvent développer des symptômes de dépression, d’anxiété, voire se replier sur eux-mêmes en évitant toute relation amoureuse ou sexuelle.

Les causes physiques

Dans de rares cas, les causes peuvent être d’ordre physiques : inflammation de l’urètre, difficulté à découvrir le gland (phimosis), ou encore prépuce trop court, responsable d’une stimulation trop rapide. Des chercheurs hollandais ont démontré que les récepteurs de la sérotonine, situés dans le système nerveux central, seraient moins sensibles chez les sujets souffrant d’éjaculation précoce, les empêchant ainsi de retarder le moment crucial.

 

Et les femmes qui subissent l’éjaculation précoce…

Bien des femmes dont le partenaire est un éjaculateur précoce ne leur en parlent pas pour ne pas accabler leur conjoint. Mais elles n’en sont pas moins frustrées et finissent souvent par éviter les relations sexuelles. Ce manque de dialogue et de sexualité peuvent entraîner d’autres problèmes dans le couple. Certaines, au contraire, manifestent leur frustration, ce qui ne règle rien mais peut toutefois permettre d’entreprendre une démarche de la part du couple ou du conjoint.

Quelques solutions à envisager

Les approches sexocorporelles qui consistent à réduire la vitesse et le rythme des rapports, apprendre à respirer et à utiliser la technique de la pression pénienne. Certaines positions peuvent retarder l’éjaculation pendant le rapport : comme être allongé sur le dos, face à sa partenaire. Se masturber un peu avant un rapport sexuel pour faire baisser la tension. Il est important de se relaxer, de faire durer les préliminaires et de se laisser guider par sa partenaire.

Augmentez la fréquence des rapports. C’est la première chose à faire. Si vous avez tendance à faire moins souvent l’amour en raison de ce problème, cela ne fera qu’aggraver la difficulté. Le bon rythme : parvenir à deux ou trois rapports sexuels par semaine.

Aidez-le à déstresser, à ne pas culpabiliser. Une partenaire qui exprime son niveau d’anxiété accentuera le stress de son compagnon, dont l’éjaculation deviendra encore plus rapide. L’idéal serait de le rassurer, en lui disant : « On s’aime, on se désire, c’est l’essentiel. Bien sûr, j’aimerais que cela dure plus longtemps quand on fait l’amour, mais grâce aux caresses, je trouve quand même mon plaisir en faisant l’amour avec toi. »

Certains médicaments permettent de ralentir l’arrivée de l’éjaculation. Cependant, ces médicaments doivent être prescrits en association avec l’approche psychodynamique et comportementale, et vus comme une aide temporaire.

L’application d’un anesthésique local à base de lidocaïne sur la verge diminue la sensibilité de celle-ci. Les antidépresseurs et notamment les inhibiteurs de recapture de la sérotonine semblent efficaces dans cette indication. Par exemple, le Floxyfral (fluvoxamine), le Zoloft (sertraline), le Prozac (fluoxétine) et le Deroxat (paroxétine). Comme tout médicament, le recours à des antidépresseurs a des effets secondaires plus ou moins gênants et doit se faire dans le cadre d’un suivi médicalisé. La dapoxétine est commercialisée depuis 2011 sous le nom de Priligy dans certains pays européens tels que l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande et la Suède. Il existe également des traitements homéopathiques mais, à l’instar de leurs utilisations pour d’autres troubles, leur effet n’a pas pu être prouvé.

Quels exercices pratiquer pour surmonter une éjaculation précoce ?

Le Stop and Go se pratique seul ou à deux. C’est une technique efficace, simple mais contraignante, et parfois longue. Elle consiste à stimuler le pénis en se masturbant soi-même, ou en demandant à sa partenaire de le faire. Juste avant le point de non-retour, on arrête tout. On attend quelques dizaines de secondes, on recommence. Et ainsi de suite, au moins quatre ou cinq fois, avant de s’autoriser à éjaculer.
Cette technique doit être utilisée systématiquement à chaque rapport, plusieurs fois par semaine et pendant plusieurs mois.

 

 

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